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06.09.2009

Tout savoir sur la france-à-fric

Kool non ? A écouter absolument ...

Gabon : le dégoût !

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Terrible bégaiement de l'Histoire de l'Afrique ! Après Joseph Kabila (République démocratique du Congo) et Faure Gnassingbé (Togo), Ali Bongo Ondimba, grotesque caricature du "fils-à-papa-sans-talent-et-plein-de-lui-même" accède à la magistrature suprême après la mort de son père, dans un schéma de succession dynastique qui s'abat sur l'Afrique comme une invasion de sauterelles ou une peste malfaisante.

Comme Faure, Ali est entouré de puissants parrains, nationaux et étrangers, qui le tiennent et le poussent pour que rien ne change ; et pour que leur rente, qu'ils ont su sauvegarder depuis près de 50 ans, demeure. Faure avait son Charles Debbasch, Ali a son Robert Bourgi.

Comme Faure, Ali peut compter sur une soldatesque léguée par papa comme une sorte d'assurance anti-démocratie. Elle peut tuer pour lui. Elle tue pour lui, à la manière d'une meute mercenaire au service d'un clan familial prévaricateur.

Au Togo comme au Gabon, une immense fraude électorale a été nécessaire pour imposer le "prince héritier". Une fraude sanctifiée par les litotes approbatrices de Paris, par les silences de Washington ou de Londres - qui ne voient la démocratie qu'aux portes de l'Iran ou d'autres régimes hostiles. Et surtout par la lâcheté incommensurable des "élites" africaines, sur le continent et dans la diaspora.

L'enjeu saute pourtant aux yeux. Nos Etats sont déjà très fragiles, surinvestis par les pouvoirs exécutifs qui accaparent souvent la quasi-totalité de la richesse nationale. Si nous acceptons, par nos silences, leur transformation en monarchies crapuleuses dont la seule raison d'être est d'empêcher des yeux indiscrets - y compris au sein des partis au pouvoir - de "voir clair" dans un amalgame d'arrangements mafieux, alors NOS YEUX NE VERRONT PAS UNE AFRIQUE MEILLEURE QUE CELLE QUE L'ON VOIT AUJOURD'HUI.

Approuver par le silence un schéma qui pourrait se reproduire ailleurs (au Sénégal, au Congo, en Egypte...) est lamentable. C'est ce qui se passe pourtant. Les voix qui portent en Afrique, y compris parmi nos "journalistes internationaux" volent, dans un schéma conservateur incroyable, au secours d'Ali Ben.

Attention ! Si nous citoyens français acceptons ce scénario en silence : fraude electorale massive + coup d'état policier, qu'est-ce qui nous dit que ce n'est pas ce qui nous attends demain ? A qui pourront nous demander de l'aide ? Peu à peu le dirigisme de type "fasciste" se répand sur le monde et l'afrique n'est que le laboratoire "experimental" ... le but du pouvoir étant toujours le même : amasser du pognon au maximum et manipuler ces "kons" d'electeurs ! Quitte à tuer ceux qui ne sont pas contents ! kool non ?