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29.05.2010

Pour lutter contre la pluie !


La pluie et le ciel gris quoi de plus déprimant parfois ? Heureusement la musique parcourt le monde et relie les zumains !

Wee dont need no more trouble ... On reste ensemble

 

21.05.2010

A diffuser largement ...

Il faut à la signataire une bonne dose de courage pour avoir écrit ce texte en se nommant.
A TRANSFERER AUTANT DE FOIS QUE VOUS POUVEZ

L'ASSURANCE MALADIE 50 secondes de lecture à  couper le souffle.

Pour combler le déficit de la sécu, nos chers  gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer... 
a) Dorénavant, sur une consultation médicale,  nous versons 1 euro,
b)
Nous sommes restreints lors de nos arrêts  maladie ... 
c ) Nous devons consulter un généraliste avant de voir un  spécialiste ... 
d) Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en  sommes de 18 euro  de notre poche,
e)
Taxe de 0,50c sur les  boites
f)
etc.......
Toutes ces mesures sont destinées à  combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.

Or,  savez-vous que : 
a) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la  Sécu, n'est pas reversée. 7.8 milliards
b)
Une partie des taxes sur  l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 3.5 milliards
c) Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à  la Sécu, n'est pas reversée 1. 6 milliards
d)
La taxe sur les  industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1,2 milliards
e)
La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas  reversée. 2.0 milliards
f)
Retard de paiement à la Sécu pour les  contrats aidés 2.1 milliards
g)
Retard de paiement par les  entreprises 1.9 milliards
En faisant une bête addition, on arrive au  chiffre de 20 milliards d'euros. 

Conclusion,

si les responsables de la Sécu et nos  gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les  prétendus 11 milliards de trouseraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.


Faites  circuler ce message. A force de tourner, il arrivera peut-être un jour sur le  bureau d'une tête pensante censée passer son temps à gérer l'argent des  contribuables.
Si les pouvoirs publics étaient vraiment  convaincus qu'il nous faut  consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver  notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces  produits !
Cordialement. 
Evelyne DUBIN

Secrétaire Générale 
Adjointe au Directeur Général – INDL – Institut National du Développement Local - avenue Michel Serres – BP 32 
47901 AGEN Cedex 9 
tél :  05.53.48.06.74   fax : 05.53.48.06.71 
mob: 06.72.19.53.50   mail:
e.dubin@indl.fr

18.05.2010

L'empathie : se mettre à la place de l'autre ...

 

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L'empathie, définie comme la capacité à se mettre à la place d'une autre personne pour comprendre ses sentiments, est un trait distinctif qui nous rend si profondément humain et qui est à la source du raisonnement social et des comportements moraux. Il repose sur des systèmes neurologiques façonnés au cours de notre histoire évolutive que l'on commence à comprendre.

 

Je proposerai, à partir d'arguments théoriques et expérimentaux (provenant de la psychologie du développement, de la psychologie sociale et des neurosciences cognitives), que l'empathie n'implique pas seulement une réponse affective déclenchée par l'état émotionnel d'autrui. Elle nécessite également une compréhension minimale des états mentaux de cette personne. L'empathie est fondée sur notre capacité à reconnaître qu'autrui est semblable à soi, mais sans confusion entre soi-même et l'autre. Par conséquent, une caractéristique essentielle de l'empathie réside dans la distinction entre soi et l'autre, et ce en parallèle avec l'expérience d'un partage affectif.

Nous verrons que nous possédons une disposition innée à ressentir que les autres personnes sont "comme nous" et nous développons rapidement au cours de l'ontogenèse la capacité à nous mettre mentalement à la place d'autrui.

Deux composants fondamentaux interagissent pour créer l'empathie : d'une part, un composant de résonance motrice dont le déclenchement est le plus souvent automatique et non intentionnel ; d'autre part, la prise de perspective subjective de l'autre qui est plus contrôlée et intentionnelle. Le premier composant apparaît en premier au cours du développement et plonge ses racines dans l'histoire évolutive de nos ancêtres les primates non humains. Le second est plus récent et semblerait même être propre à l'espèce humaine. Enfin, la distinction entre soi et l'autre fait appel à l'inhibition exécutive qui se développe chez l'enfant en parallèle avec la capacité de s'attribuer à soi-même ou à autrui des états mentaux (désirs, croyances, sentiments).

Notre capacité à comprendre les autres est enracinée dans les propriétés physiologiques du système nerveux qui nous permettent d'entrer en résonance avec nos semblables. Le cerveau construit des représentations du monde social, fondées sur les régularités des échanges qui se sont déroulés au cours de l'évolution et sur les interactions que l'individu initie ou auxquelles il réagit dès sa naissance.

Ce niveau primaire de compréhension des autres est chez les humains associé à la conscience de soi et de l'autre, pour lesquels le cortex préfrontal et pariétal inférieur jouent un rôle prépondérant. Au cours des 5 à 7 millions d'années qui se sont écoulées depuis notre divergence d'avec la lignée des hominidés, le volume de notre cerveau a augmenté de façon dramatique. Cette augmentation concerne essentiellement les régions associatives du cortex frontal et des régions temporo-pariétales. Nous verrons que ces deux régions cérébrales jouent un rôle important dans les mécanismes qui nous permettent de comprendre que nous avons, comme les autres personnes, des états mentaux qui sont à l'origine de nos comportements, et plus généralement dans la compréhension empathique.

Une des implications de ce modèle est que l'on ne devrait pas parler d'empathie en l'absence de l'un ou l'autre de ces éléments, ce qui est tout à fait possible, car ils sont dissociables. On peut aussi à partir de ce modèle prédire des troubles du comportement social distincts selon que l'un ou l'autre des composants est endommagé ou non opérationnel.

Jean Decety




Jean Decety, neurobiologiste, est professeur au Center for Mind and Learning à l'université de Washington et directeur du laboratoire Social Cognitive Neuroscience à Seattle. Il est spécialiste de neurophysiologie, d'imagerie cérébrale et de neuropsychologie. Jean Decety a notamment travaillé sur la perception et la compréhension des actions humaines, sur les questions de l'intentionnalité chez les personnes schizophréniques, sur l'autisme, et étudie actuellement les mécanismes cognitifs et neuraux impliqués par les phénomènes d'imitation et par l'intersubjectivité.

Awa... son histoire me touche.


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Le docteur Ould Abdelhamid est un homme très occupé. Chef de service dans cet hôpital qui soigne une très grande partie des malades de Nouakchott, capitale de 800 000 habitants. En plus de ses grandes responsabilités, il travaille régulièrement avec l’ONG française, Rencontres africaines. Cette Association soigne des enfants africains dans des situations particulièrement graves, lorsque les médecins locaux n’ont pas les moyens de leur venir en aide. « Notamment dans les cas de malformation cardiaques », m’explique Isselmou Ould Abdelhamid.

Or, ce médecin mauritanien se trouve confronté à un grave problème : il a transmis à Rencontres africaines le dossier d’une petite fille qui a besoin d’être opérée d’urgence en France. Mais « elle a été jugée trop âgée. Priorité est donnée aux plus jeunes » m’explique-t-il.

A la question « Quel est l’âge de cette enfant ? », il me répond « quelques mois ». En fait, elle a quatorze mois. Il ne veut pas se résoudre à laisser mourir cette petite « à petit feu ». Awa serait condamnée parce que sa mère est arrivée quelques mois trop tard à l’hôpital ? Mais sa maman, une jeune Peule, habite dans un village isolé. Aucun médecin local n’a pu diagnostiquer rapidement une malformation cardiaque. Maïmouna, la mère de l’enfant est debout, dans le couloir de l’hôpital. Sa petite fille, Awa, serrée dans ses bras.

Maïmouna a l’air épuisée. Elle a quitté, il y a plusieurs mois, son village situé à 600 kilomètres de là. Depuis elle erre dans l’hôpital et dans la ville avec sa fille dans les bras. Lorqu’elle veut laver Awa, elle la trempe dans un petit seau d’eau mis à sa disposition par le personnel médical de l’hôpital.

Maïmouna la Peule s’exprime uniquement dans sa langue maternelle. Mais elle communique à merveille avec ses  sourires et ses yeux humides et brillants. Une infirmière peule, elle aussi, traduit ses propos en français. Dans son village très pauvre, elle vit d’un peu d’élevage. Maïmouna dit qu’elle est « vieille ». Elle a 34 ans. Malgré la fatigue, Maïmouna veut toujours se battre, tout tenter pour ne pas perdre Awa, sa deuxième enfant. Maïmouna m’explique qu’elle compte sur moi pour trouver une solution, « avec mes relations ». Je ne connais aucun chirurgien. Mais comment le lui dire ? Je préfère taire la vérité. Maïmouna explique qu’elle est épuisée : elle est en train de « tomber malade ». Elle ne dort pas la nuit. Son visage exprime sa grande fatigue et sa grande lassitude.

Je parle avec son médecin. Mais je ne vois vraiment pas ce que je peux faire. J’hésite. Attendre d’être en France pour chercher des contacts. Mais il s’agit d’une urgence médicale. Ai-je le droit de perdre du temps ? Dois-je en parler sur le blog ? C’est difficile d’évoquer ce genre de questions sans être accusé de sombrer dans le pathos ou le voyeurisme. Certains vont dire et écrire : « On ne peut pas aider la terre entière. Toute la misère du monde etc… ». Pourquoi cette mère de famille plutôt qu’une autre ? En même temps, faut-il laisser mourir Awa, une petite fille de quatorze mois, sans rien tenter ?Maïmouna me demande de la prendre en photo. Avec Awa. Mais Awa somnole comme souvent. Puis, la fillette se réveille brusquement. Maïmouna retrouve le sourire.

Je me dis que ce blog a aussi vocation à créer des ponts entre le Nord et le Sud. Pourquoi ne pas aider la petite Awa à accéder aux soins disponibles au Nord ? Le docteur Isselmou Ould Abdelhamid m’invite à communiquer toutes ses coordonnées. Son mail et son portable. Très consciencieux, il veut vraiment aider cette enfant. Voici son courriel : Isselmou.ouldabdelhamid gmail.com. C’est peut-être une simple bouteille jetée à la mer. Mais espérons tout de même qu’elle arrive à bon port.

Pierre Cherruau

Journaliste et écrivain, chef du service Afrique de Courrier international. Pierre cherruau effectue régulièrement des reportages sur ce continent. Passionné de course à pied, il est aussi marathonien à ses heures perdues et amateur de voyages au long cours.

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