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22.06.2010

Le monde se meurt ...

 

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Les affaires continuent comme à l’habitude. Certes Nicolas Sarkozy a évité d’évoquer « l’homme africain, qui n’est pas rentré dans l’histoire », comme dans son discours de Dakar. Sans pour autant offrir aucune perspective nouvelle. À la demande de l’Afrique d’être représenté avec deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU, il répond par une promesse creuse : « la France prendra des initiatives » pour que l’Afrique « occupe toute la place qui lui revient ». Sur le réchauffement climatique, la déclaration finale réclame que les pays du Nord débloquent « 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 », et évoque « le principe d’une taxe sur les transactions financières internationales » au profit du développement et de la lutte contre le changement climatique. Des promesses vagues et lointaines, alors que Nicolas Sarkozy n’a pris aucune initiative pour mettre ces questions à l’ordre du jour du prochain G20. En outre la déclaration prône un renforcement du marché des droits d’émission de CO2, qui a démontré son incapacité à réduire les émissions de gaz à effets de serre.La France s’engage à soutenir l’agriculture africaine à travers un fonds d’investisseurs de 120 millions de dollars. Somme dérisoire, alors que depuis les années 1960, les agricultures africaines ont été dévastées par les effets conjugués des exportations agricoles européennes et nord-américaines à des prix de dumping, des politiques d’ajustement structurel imposant les cultures d’exportation et l’ouverture des frontières, et des premiers dégâts du réchauffement climatique…


Les 100 milliards de dollars annuels actuels « d’aide publique au développement » du « Nord » vers le « Sud » servent largement à entretenir la dépendance et ne pèsent guère face aux 200 à 300 milliards de bénéfices déclarés par les multinationales, et aux 600 à 800 milliards de transferts illicites via les paradis fiscaux. Après 50 ans d’une « aide » aux résultats si catastrophiques, un vrai changement de cap serait indispensable. La coopération avec l’Afrique doit d’abord passer par l’annulation de la dette illégitime (déjà plusieurs fois remboursée par le biais des taux d’intérêt élevés), la suppression des accords qui asservissent les économies africaines, ainsi que la reconnaissance du droit des États africains à protéger leurs économies. Il faut mettre fin à l’interventionnisme militaire français et au soutien politique constant aux pires dictateurs mafieux du continent. Au-delà, de nouveaux accords internationaux sont indispensables, ne serait-ce que pour imposer des mesures efficaces contre l’utilisation de tous les paradis fiscaux et judiciaires et mettre en place un véritable fonds mondial de réparation de la dette écologique sous contrôle des Nations-Unies. C’est pour transformer, avec les mouvements sociaux d’Afrique, ces propositions en actions et en mobilisations qu’Attac France et le réseau des Attac du monde participeront au Forum social mondial, prévu à Dakar en février 2011.

hns-info.net

 

18.06.2010

La grande muraille verte

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Les Africains jettent les premières fondations de la Grande muraille verte

N'DJAMENA — Onze pays africains, réunis pour un premier sommet sur le sujet, ont rappelé jeudi à N'Djamena leur engagement à développer la Grande muraille verte qui doit, à terme, enrayer l'avancée du désert.

La Grande muraille, une large bande de verdure, suivra un tracé de plus de 7.100 km entre Dakar à Djibouti à travers ces onze pays (Burkina Faso, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad).

"La GMV devrait voir le jour d'ici 3 à 5 ans selon les pays", a affirmé Abakar Mahamat Zougoulou, coordinateur tchadien de l'événement, précisant que certains pays comme le Sénégal était plus avancé que d'autres.

"Aucun budget n'a été défini", pendant le sommet de N'Djamena, qui doit déboucher sur la création de l'Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, a-t-il ajouté.

"La grande muraille verte est un projet conçu par les Africains pour les Africains et pour les générations futures. C'est une contribution de l'Afrique à la lutte contre le réchauffement climatique", a affirmé le président tchadien Idriss Deby Itno.

"Cette initiative, si c'est un sacrifice, il faut le consentir pour les générations futures", a-t-il lancé, rappelant que "le continent africain qui émet le moins de gaz à effets de serre, est l'un de plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique". Il a ainsi demandé à la communauté internationale "d'accompagner les pays de la Grande muraille verte dans cette oeuvre d'importance capitale".

"Le désert est un cancer qui progresse on doit le combattre. C'est pour cela que nous avons décidé ensemble de mener cette bataille titanesque" a déclaré le président sénégalais Abdoulaye Wade, un des initiateurs du projet.

"Avec la Grande muraille, nous avons en perspective l'arrêt du désert mais au-delà la colonisation du désert", a-t-il assuré, ajoutant que "nous n'avons plus le droit de regarder impuissamment la destruction de l'Afrique".

"Cette entreprise est la première manifestation volontaire pour lutter contre ce fléau" de l'avancée du désert, a souligné le président sénégalais.

Après celle de 2005, la bande sahélienne est actuellement touchée par une grave crise alimentaire qui est la pire de 30 dernières années, selon plusieurs observateurs qui soulignent que petit à petit le désert grignote les terres fertiles.

La communauté internationale suit le projet de près et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a promis jeudi une aide.

"Nous affectons une allocation à chacun de vos pays. Le niveau de cette allocation varie en fonction du pays. Le montant varie de 6,6 millions de USD (5,3 millions euros) à 23 millions USD (18,7 millions euros). Le montant cumulé d'aide du FEM pour la Grande muraille verte s'élève à environ 119 millions de dollars (environ 97 millions euros)", a affirmé Monique Barbut, présidente du FEM.

"Au-delà du financement direct, le FEM pourra servir de catalyseur pour encourager d'autres bailleurs à s'intéresser à la Grande muraille verte", a-t-elle espéré.

En 2007, le projet a été "entériné par l'Union africaine (UA) qui en a fait une réponse de l'Afrique au problème de la désertification", selon le ministre tchadien de l'Environnement, Hassan Terapun.

Les onze pays veulent d'ailleurs impliquer leurs voisins septentrionaux, comme l'a souligné le président Deby en appelant les "pays du bassin forestier (du Congo) de se joindre aux pays de la grande Muraille verte, car la désertification du Sahel provoquera la disparition du bassin forestier du Congo". Le Bassin du Congo est considéré comme le deuxième poumon de la planète après l'Amazonie.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

11.06.2010

Le mondial

Hé oui aujourd'hui commence le mondial de foot en Afrique du Sud. La nation arc-en-ciel ! Quelques photos de Claire Meynial. Qui parlent d'elle même ?

 

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01.06.2010

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