25.02.2010
Linux : une solution pour l'afrique
Un article paru sur Newsforge évoque la croissance paisible mais certaine des systèmes GNU/Linux dans les pays asiatiques. Il en profite pour souligner le rôle d'un système ouvert et économique comme GNU/Linux pour un développement durable des pays moins développés économiquement. Selon l'auteur (Frederick Noronha), GNU/Linux est encore peu connu en Asie mais se répand par modems interposés lentement mais sûrement.
Ainsi, en Inde, nombre d'ordinateurs à bas prix sont équipés de logiciels libres. La Chine, pour des raisons de langue et de sécurité, a investi dans une distribution nationale (baptisée Red Flag). Le Pakistan possède également des initiatives pour développer le logiciel libre et ainsi réduire la dépendance envers de coûteux logiciels propriétaires. Enfin, la Thaïlande a trouvé en GNU/Linux une solution pour son programme Schoolnet.
L'importance des contributions en retour est variable suivant les pays. Alors que Singapour adopte plutôt une attitude de consommateur,
l'Inde se révèle être un contributeur important, grâce notamment au développement d'Internet à partir de 1997.
En matière de développement durable, le logiciel libre apporte en effet plusieurs avantages, dont :
* Son coût réduit permet un accès à une fraction plus large de la population
* Son orientation non-commerciale permet le développement d'initiative vitale mais pour lesquelles l'argent fait défaut
* La disponibilité d'outils informatiques stimule la communication en ligne et le partage des idées
* L'ouverture du système favorise sa maîtrise par les segments mieux formés de la population
On peut rapprocher les initiatives évoquées dans Newsforge d'autres initiatives connues telles que l'Open Courseware du MIT, permettant aux enseignants du monde entier d'accéder aux notes de cours du MIT et de les utiliser pour un usage non commercial, et Simputer en Inde,ordinateur semi-libre basé sur GNU/Linux destiné à fournir un accès à l'information dans les villages indiens.
Source : Open Asia : Under the radar, FLOSS thrives.
Visiter linux-togo au : http://linux-togo.ning.com/?xg_source=msg_mes_network
Autre adresse utile : http://www.web2solidarite.org/
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26.01.2010
Entrepreneuriat social
Définition
Selon la définition couramment admise, les entrepreneurs sociaux sont des individus qui portent des solutions innovantes à des problèmes pressants de la société. Ils identifient des approches innovantes pour résoudre des problèmes qui apparaissaient souvent comme insolubles. Les entrepreneurs ont ou développent la capacité à apporter des solutions concrètes, et à concilier l’approche économique avec des objectifs sociaux. Cependant, cette capacité n'annule pas nécessairement la tension commune entre objectifs sociaux et économiques. Ce n’est pas un concept totalement nouveau puisqu’il y avait déjà un « Palais de l’Economie Sociale » à l’Exposition Universelle de 1900 à Paris, regroupant des coopératives, des mutuelles, et des entrepreneurs sociaux. La réflexion sur l’apport des entrepreneurs sociaux est cependant plus récente en France que dans d’autres pays, notamment les pays anglo-saxons.
Entrepreneuriat social et entrepreneuriat collectif
Les relations de l’entrepreneuriat social avec la notion de collectivité, soit dans l’entreprise, soit plus largement dans la société, et donc avec l’Etat, sont un sujet de débat intéressant. L’économie sociale et solidaire, par exemple, inclut a priori des formes plus collectives d’entrepreneuriat, mais on s'accorde généralement sur le fait qu’il est nécessaire de regarder au-delà des statuts juridiques, qui ne déterminent pas nécessairement le fonctionnement et l’objet social réel de l’entreprise. Par exemple, certaines coopératives ou mutuelles fonctionnent plus sur des critères de rentabilité économique que sur un objet d’utilité sociale, tandis que certaines entreprises classiques innovent socialement, et ont une utilité certaine, malgré leur forme juridique reposant sur l’importance prépondérante du capital dans les instances de décisions. De même, l’entrepreneur social ne se positionne pas nécessairement dans un champ libéral contre l’Etat, mais peut chercher des ressources économiques mixtes (ou "hybrides", dans le jargon de l’économie sociale et solidaire).
En France, la réflexion demeure très binaire, sur ces questions. Derrière un entrepreneur social, il y a souvent un projet et une équipe efficace, permettant de faire vivre ce projet. Certaines personnes situent ainsi l’entrepreneuriat social dans l’économie sociale et solidaire, tandis que d’autres identifient cette dernière avec des formes exclusivement collectives de gestion d'entreprise.
Entrepreneuriat social et management
Les outils classiques du management peuvent être utiles aux entrepreneurs sociaux (par exemple l’entretien individuel annuel du salarié), aussi bien que les techniques d’ « alter-management ». Ces outils peuvent être vus comme neutres, et être utiles donc à plusieurs fins, aussi bien capitalistique que sociale. Il existe depuis quelques années en France des syndicats d’employeurs de l’économie sociale, mais encore rien d’équivalent dans le domaine de l’entrepreneuriat social. Cependant, certaines écoles de commerce françaises (Chaire d'entrepreneuriat social de l'ESSEC et chaire de Social Business de HEC notamment, en création pour cette dernière) et fondations s’y intéressent.
Exemples d'entrepreneurs sociaux
Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank, "père" du micro-crédit, Prix Nobel de la Paix 2006
Bill Drayton, fondateur de Ashoka
Jean-Marc Borello, Fondateur du Groupe SOS
Christian de Boisredon, cofondateur de Reporters d'Espoirs, Cofondateur du Yunus Movie Project[1]
etc.
Un lien interessant : http://youthink.worldbank.org/fr/issues/employment/entrep...
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06.09.2009
Tout savoir sur la france-à-fric
Kool non ? A écouter absolument ...
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Gabon : le dégoût !

Terrible bégaiement de l'Histoire de l'Afrique ! Après Joseph Kabila (République démocratique du Congo) et Faure Gnassingbé (Togo), Ali Bongo Ondimba, grotesque caricature du "fils-à-papa-sans-talent-et-plein-de-lui-même" accède à la magistrature suprême après la mort de son père, dans un schéma de succession dynastique qui s'abat sur l'Afrique comme une invasion de sauterelles ou une peste malfaisante.
Comme Faure, Ali est entouré de puissants parrains, nationaux et étrangers, qui le tiennent et le poussent pour que rien ne change ; et pour que leur rente, qu'ils ont su sauvegarder depuis près de 50 ans, demeure. Faure avait son Charles Debbasch, Ali a son Robert Bourgi.
Comme Faure, Ali peut compter sur une soldatesque léguée par papa comme une sorte d'assurance anti-démocratie. Elle peut tuer pour lui. Elle tue pour lui, à la manière d'une meute mercenaire au service d'un clan familial prévaricateur.
Au Togo comme au Gabon, une immense fraude électorale a été nécessaire pour imposer le "prince héritier". Une fraude sanctifiée par les litotes approbatrices de Paris, par les silences de Washington ou de Londres - qui ne voient la démocratie qu'aux portes de l'Iran ou d'autres régimes hostiles. Et surtout par la lâcheté incommensurable des "élites" africaines, sur le continent et dans la diaspora.
L'enjeu saute pourtant aux yeux. Nos Etats sont déjà très fragiles, surinvestis par les pouvoirs exécutifs qui accaparent souvent la quasi-totalité de la richesse nationale. Si nous acceptons, par nos silences, leur transformation en monarchies crapuleuses dont la seule raison d'être est d'empêcher des yeux indiscrets - y compris au sein des partis au pouvoir - de "voir clair" dans un amalgame d'arrangements mafieux, alors NOS YEUX NE VERRONT PAS UNE AFRIQUE MEILLEURE QUE CELLE QUE L'ON VOIT AUJOURD'HUI.
Approuver par le silence un schéma qui pourrait se reproduire ailleurs (au Sénégal, au Congo, en Egypte...) est lamentable. C'est ce qui se passe pourtant. Les voix qui portent en Afrique, y compris parmi nos "journalistes internationaux" volent, dans un schéma conservateur incroyable, au secours d'Ali Ben.
Attention ! Si nous citoyens français acceptons ce scénario en silence : fraude electorale massive + coup d'état policier, qu'est-ce qui nous dit que ce n'est pas ce qui nous attends demain ? A qui pourront nous demander de l'aide ? Peu à peu le dirigisme de type "fasciste" se répand sur le monde et l'afrique n'est que le laboratoire "experimental" ... le but du pouvoir étant toujours le même : amasser du pognon au maximum et manipuler ces "kons" d'electeurs ! Quitte à tuer ceux qui ne sont pas contents ! kool non ?
08:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.08.2009
Restons vigilants pour que le Gabon change !
La police reste toujours prête à tirer sur la rue. Seules les cameras peuvent l'en dissuader ! Il faut y croire trés fort ! el pueblo unido ... a encore huit jours à attendre ... avant un coup d'état constitutionel ! magouille des listes electorales, boubous et tshirts, clientelisme, rap et showbiz, blocage des communications internet, acquintances avec la françafric, repression et compagnie : Gloria Mika demande de l'aide à la communauté internationale et propose aux journalistes d'accorder plus d'attention au processus électoral au Gabon.
La Conscience par le Dr Tumba Tutu-De-Mukose
La quasi totalité des dirigeants africains sont bardés des titres universitaires obtenus dans des grandes universités occidentales et américaines. Le long de leurs cursus universitaires, ils ont du faire l'expérience des démocraties occidentales. Malgré cette expérience, nous sommes étonnés de constater que les élites africaines, une fois au pouvoir dans leurs pays, sont incapables d'appliquer les règles de la démocratie tant vantée. La démocratie serait-elle un "luxe" pour les africains? Le pouvoir en Afrique doit-il être légitimé par les armes ou par le vote populaire? Le non respect des textes constitutionnels par les gouvernants n'est-il pas antidémocratique? Comment pourra-t-on parler de l'État de droit aussi longtemps que les lois fondamentales (constitutions) ne sont pas prises en considération. A quoi servent les élections si elles sont toujours truquées et boycottées?
L'Afrique ne doit pas compter toujours sur l'aide extérieure pour résoudre ses problèmes. Avoir facilement accès aux soins, éducation pour tous, libre circulation des personnes et biens, sans contrainte ni tracasseries policières, création et maintien du pouvoir d'achat des gouvernés, liberté d'entreprise; telles sont les aspirations de base des peuples africains, reprises souvent dans les campagnes électorales. Mais les hommes politiques marrons de tout bord, une fois au pouvoir, ils oublient toutes les promesses électorales et se sentant en position de force, imposent leur volonté qui se transforme en dictature tant décriée. Doit-on voir dans chaque conflit armé en Afrique, la main cachée de l'extérieur ? Qu'est-ce qui empêche les fils et les filles d'un même pays (patriotes et nationalistes) à s'entendre, à s'asseoir autour d'une table (palabre) pour discuter de l'avenir de leur pays? Faut-il attendre l'intervention de l'extérieur pour que cela soit possible? A quand la prise de conscience? L'Afrique est-elle condamnée à vivre des conflits armés éternels? Les Africains doivent se réveiller pour prendre leur destin en mains. L'étranger qui sème le trouble chez nous en nous armant pour que nous nous entre-tuons n'en a cure de misères de nos peuples. Qu'ils crèvent de famine, des guerres civiles ou des maladies facilement éradiquables... Ce qui importe pour lui, c'est l'exploitation de nos matières premières... Il devient impératif que les Africains se sentent maîtres de leur destin, qu'ils se sentent propriétaires de leurs matières premières (produits du sol et du sous-sol) et qu'ils puissent créer des structures régionales devant fixer les prix de leurs matières premières. Ce n'est pas le FMI ou la Banque Mondiale qui doivent nous gouverner avec leur politiques d'ajustement structurels ...
Le chemin est long... Prenons conscience ... car nous avons beaucoup de ressources.
11:56 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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19.08.2009
Gabon : La facture salée de la campagne
Le lancement de la campagne électorale le 15 août dernier a ouvert le bal à un étalage ostentatoire de très lourds moyens financiers et techniques des candidats à l'élection présidentielle du 30 août. Mais cette campagne «à l'américaine» menée par certains candidats correspond-elle au niveau de vie réel du pays, où on compte encore 80% de pauvreté et 25% de chômage ?
Campagne électorale oblige, les candidats au fauteuil présidentiel ont cassé leurs tirelires pour déployer leurs stratégies de communication sur l'étendue du territoire national et briguer les suffrages des Gabonais.
Depuis l'ouverture des joutes le 15 août dernier, Libreville s'est parée de riches affiches, d'écrans géants, de banderolles multicolores et dans tous les quartiers grouillent meetings et concerts gratuits.
Mais ces affiches géantes et reluisantes des candidats cachent mal la misère dans les bidonvilles où s'entassent plus de la moitié des Gabonais.
Si les périodes de campagne ont toujours été l'occasion d'étalages ostentatoire de puissants moyens financiers, celle-ci est peut-etre l'une des plus coûteuses, non seulement au regard du nombre élevé de candidats, mais aussi des moyens exceptionnels débloqués cette année. Cette situation met en relief un contraste fort, celui du niveau de vie réel des Gabonais.
Les indicateurs du Gabon ont en effet de quoi rendre honteux cet étalage de moyens financiers et techniques. Les données sociales sur le Gabon montrent que le pays affiche un niveau de pauvreté de près de 80% de la population, pour un taux de chômage de 25%.
Une enquête gabonaise pour l’évaluation et le suivi de la pauvreté (EGEP) établie en 2005 indiquait un PIB annuel de 3 millions de francs CFA par habitant, alors que plus de la moitié des Gabonais vivaient avec un peu moins de 1000 francs CFA par jour.
Selon le classement 2008 du revenu par habitant, le Gabon se positionne au 3e rang africain avec plus de 5 millions de francs CFA (10 941 $) par an par habitant, mais «la prétendue richesse des Gabonais est fictive. Le revenu par habitant est une donnée indicative de ce que pourrait être une redistribution équitable des fruits de la croissance. Et non un acquis à faire bomber le torse», révèle un cadre du ministère gabonais des Finances.
Pourrait-on solliciter des candidats à la facture de leur campagne électorale, et qu'ils puissent justifier de la provenance de ces fonds?
"How could you be sitting there and tell me that you care" Bob Marley
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