11.08.2009
Travailler comme une africaine ...
La surcharge de travail des femmes africaines entrave le développement économique du continent
Une enquête pointe la nécessité de prendre en compte le temps de travail domestique. A rapprocher de la dernière note de Thomas sur André Gorz, qui disait: "pour montrer que toute richesse, toute création de richesse, à un fondement qui n’est pas économique, qui est pré économique, post économique, qui renvoi à une toute autre forme d’économie ou de rapport à la nature et à la matérialité, que l’économie capitaliste.
C’est la différence et la contradiction entre richesse et valeur."
Un nourrisson noué dans le dos, une bassine de manioc ou un fagot de bois maintenu sur la tête : les femmes africaines déambulent rarement les bras ballants. Si l'intensité de leur travail, aisément perceptible, relève de l'évidence, leur contribution à l'économie passe largement inaperçue. Ainsi, le taux d'activité des femmes africaines (62 %) est supérieur à celui qui prévaut en Europe (49 %). Mais, reléguées dans des activités informelles, voire non marchandes, et assignées aux tâches ménagères, elles ne pèsent guère dans les indicateurs qui reflètent l'état des sociétés et sont censés inspirer les politiques.
Un chercheur de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), Jacques Charmes, a entrepris depuis des années de lever le voile sur la réalité de l'emploi du temps des Africaines, en enquêtant minutieusement sur leurs activités quotidiennes. Afin de leur rendre justice et d'inciter à un partage plus équitable des tâches entre les sexes. Mais aussi pour montrer de quelle façon la surcharge de travail qui pèse sur les femmes compromet le développement économique.
On se doutait que les femmes africaines, comme d'autres, travaillaient davantage que les hommes. Grâce à M. Charmes, directeur du département société et santé de l'IRD, on sait que le fossé est à la fois énorme et variable selon les sociétés.
Ainsi, selon une enquête menée au Bénin, hommes et femmes passent autant de temps dans des activités économiques proprement dites. Mais si l'on tient compte des tâches domestiques, la durée du travail quotidien des Béninoises dépasse de plus de deux heures et demie celui de leurs compagnons. L'inégalité se creuse en particulier parce que les tâches vitales que sont le portage de l'eau et du bois incombent largement aux femmes. En comparaison, les sociétés sud-africaines et malgaches apparaissent moins inégalitaires. Le surcroît de travail des femmes n'y est " que " de 55 minutes. Il s'élève à 38 minutes en France.
Ces lourds déséquilibres ne sont pas seulement choquants, ils ont de lourdes conséquences économiques. Occupées à des activités sans salaire - elles aident aux récoltes que les hommes vendent ensuite -, elles sont en outre accaparées par des tâches domestiques telle la préparation des repas, le soin des enfants, des personnes âgées et des handicapés. " Ce double emploi du temps les empêche de consacrer plus de temps aux activités marchandes, plus productives, analyse Jacques Charmes. Ce qui explique le phénomène dit de "féminisation de la pauvreté". "
Dans les pays riches, l'entrée massive des femmes sur le marché du travail s'est accompagnée de la mécanisation de certaines corvées (électroménager) et de la socialisation d'autres (crèches). Evidemment, il n'en est rien dans les pays africains, où les tâches se cumulent.
A quoi sert-il d'étudier l'emploi du temps des femmes africaines ? " A faire prendre conscience aux hommes du fait que le travail des femmes est au moins aussi important que l'activité marchande dont ils ont le quasi-monopole ", répond le chercheur. S'il pouvait être évalué totalement, le labeur féminin générerait une hausse de 50 % à 100 % du PIB, estime-t-il. Ainsi réévalué, le PIB " permettrait de rendre plus visible la contribution des femmes au bien-être général ". Reflétant mieux la réalité, il expliquerait ce qui relève aujourd'hui du mystère pour l'observateur non averti venu des pays riches : comment des centaines de millions d'Africains parviennent à vivre avec moins de 2 dollars par jour.
Mais, pour l'heure, Jacques Charmes regrette que ses enquêtes, si elles alimentent les beaux tableaux statistiques de l'ONU, aient peu d'impact sur les décideurs politiques, et a fortiori sur la réalité. " Si le rôle clé de la scolarisation des femmes comme levier du développement est admis, peu d'actions portent sur leur emploi du temps, donnée pourtant centrale dans la recherche de l'égalité et de l'autonomisation ", déplore-t-il.
La création de services publics permettant de prendre en charge les activités pesant sur les femmes (garde des enfants, soins aux malades) devrait être la première conséquence logique de cette prise de conscience. De même que la multiplication des points d'eau qui évitent la corvée des seaux. Dans un village malien a été mise en évidence la corrélation entre l'aménagement de bornes-fontaines et la diminution de la mortalité juvénile. Non pas pour des raisons sanitaires - la qualité de l'eau, mal stockée, restait déplorable - mais parce que les femmes ont gagné alors du temps pour prendre soin des bambins.
Philippe Bernard © Le Monde
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29.07.2009
Reflexion
Par Aisha Brown
Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga
Lors de son premier message présidentiel adressé au continent africain, le Président Obama a promis le soutien des États-Unis pour les dirigeants démocratiques africains et pour son développement socio-économique.
Il a déclaré que "l’histoire est en marche" et que "l’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains." Le président a aussi tendu la main de l’Amérique comme partenaire de l’Afrique en déclarant que "... au 21e siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience et notre intérêt commun" pour ce faire.
Le discours du président Obama en Afrique, bien qu’empreint d’espoir, reflétait tout de même la même arrogance, le déplacement du blâme et le paternalisme que les dirigeants Occidentaux montrent depuis que les nations indépendantes du continent ont commencé à émerger.
Les puissances Coloniales restent fermement impliquées dans l’avenir des Africains parce qu’elles ne sont jamais parties. Après la mort du colonialisme traditionnel, le néo-colonialisme lui a succédé dans son règne sur le continent.
Les monarques et les chefs d’État européens ont vite été remplacés par les directeurs généraux, les sociétés multinationales et les investisseurs privés. En ébranlant davantage l’autonomie africaine, le Fonds Monétaire international (le FMI) et la Banque Mondiale sont intervenus pour noyer les espoirs de développement intérieur de l’Afrique avec les milliards de dollars de prêts à taux élevés et des Programmes d’Ajustement Structurels (PAS), qui coupent des programmes sociaux essentiels centrés sur l’éducation et la santé maternelle et de l’enfant, pour promouvoir la privatisation et le commerce avec ses anciens colonisateurs.
Les Africains ne peuvent pas contrôler leur avenir parce qu’il a été acheté par les sociétés multinationales appartenant aux Occidentaux et par des institutions financières globales depuis des décennies. En outre, les allégations d’abus commis contre les Africains par les sociétés néocoloniales sont nombreuses.
Le 8 juin 2009 la compagnie pétrolière Shell (Royal Dutch Shell) a payé 15,5 millions$ aux populations d’Ogoni au Nigeria après avoir été reconnue complice de violation de leurs droits humains, incluant l’exécution en 1995 de l’activiste et auteur Ken Saro-Wiwa et de huit autres personnes.
Pendant ce temps en Afrique du Sud, des compagnies européennes spécialistes de l’exploitation minière de diamants et d’or continuent de compromettre la sécurité et la santé de leurs employés ; beaucoup ne fournissant pas les soins de santé adéquats ou des environnements de travail sécuritaires à leur personnel.
Et au Congo, la quête de la France pour l’acquisition des ressources minérales et les minéraux comme le coltan, utilisé pour alimenter les téléphones cellulaires, les iPods et les ordinateurs portables a alimenté des décennies de guerre civile dans le pays.
Tout comme les colonisateurs dessinèrent la carte coloniale il y a une génération, les néo-colonialistes sont en train de partager les ressources du continent de manière à approfondir les conflits ethniques et les conflits liés aux frontières nationales créés il y a 50 ans. Le président Obama a déclaré dans son discours à l’Afrique que "la Liberté est votre héritage. Maintenant, c’est votre responsabilité de construire sur la fondation de la liberté."
Mais l’Occident n’a pas libéré l’Afrique. Les chaines d’il y a un siècle restent visibles. Le paternalisme doit mourir pour que les Africains puissent réclamer cette liberté. Ce sont chacun des dollars de dette internationale et chaque de ces sociétés étrangères qui contrôle ses ressources. Si la liberté est l’héritage de l’Afrique, alors, le vieux modèle Occidental de néo-colonialisme et de paternalisme doit mourir pour que les Africains puissent la mériter.
Aisha Brown - Fondatrice du Projet Global Awareness et Associée du Programme Racial Wealth Divide de Institute for Policy Studies
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26.07.2009
Pax Grain Bleu
22:57 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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23.07.2009
Ah le grand amour !
Le grand amour... Comment le reconnaître ?
Serge Gainsbourg à dit un jour : « La vie ne vaut d’être vécu sans amour ». Je crois que si Serge Gainsbourg était encore vivant, je me serais volontiers posée dans l’herbe avec lui, par une belle journée de printemps pour en discuter…
Reconnaître le grand amour peut se résumer en 4 points ! Si tu te retrouves dans chacune de ces situations, tu peux en être certaine : tu l’aimes plus que tout !
1- Tu aimes tout chez lui !
Tu aimes le regarder dormir, tu te dis que c’est la plus belle chose qu’il t’ait été donné de voir... Son rire, son regard, son odeur… Tout te plaît ! Et tu apprends même à apprécier ses défauts et à en rire !
2- Tu as des palpitations au cœur quand tu sais que tu vas le voir…
Et quand tu le retrouves, alors là, c’est ton corps tout entier qui explose ! Un feu d’artifice qui te consume et qui fait que chaque jour qui se lève sera forcément magique puisqu’il se lèvera avec lui !
3- Tu es folle de sa manière « à lui » de te montrer qu’il n’y a que toi !
C’est sa façon de te caresser les cheveux quand tu fais un cauchemar, son sourire et les vrilles dans sa voix quand il te dit qu’il t’aime… toutes ces choses que tu adores sans savoir l’expliquer !
4- Tu serais prête à tout quitter par amour pour lui
Tu dirais « oui » sans hésiter si un jour il te prenait la main et te disait : « Viens princesse, on se barre loin d’ici, tous les deux et on ne revient jamais ! ». Et oui, quand on est amoureux, on est capable de tout !
Si tu es d’accord avec ces quatre situations, n’aies plus de doutes, c’est lui ! Mais peu importe le résultat… Certaines vivent déjà animées par l’amour, d’autres le trouveront forcément un jour. Moi j’ai juste envie de dire qu’il faut y croire, puisque qu’on aura toutes le droit à notre belle histoire !
Paraît-il que je vis dans un monde d’illusion, que je crois trop aux contes de fées et que la vie n’est pas un Walt Disney, bla bla bla… Mais sérieusement, ça sert à quoi de vivre ... si on ne peut plus rêver ?
xOxO, Coralie
13:48 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.07.2009
Le palu çà suffit !
Moustique on ne veut plus de toi ! Les efforts entrepris au cours des cinq dernières années ont permis de mieux prévenir et traiter le paludisme. Plus de 70 millions de traitements et autant de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribués par le Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme aux populations à risque apportant aujourd’hui des preuves solides et indiscutables de l’efficacité des actions entreprises. Grâce à la mise en place d’une couverture complète des populations en moyens de prévention et de traitements, la prévalence du paludisme et la mortalité qui lui est associée, ont diminué de plus de 50 % au Rwanda. Des résultats similaires ont été obtenus en Érythrée, en Ethiopie, à Sao Tomé et Principe et au Zanzibar.
Cependant, alors que le monde traverse une crise économique et financière sans précédent, le paludisme demeure plus que jamais un facteur aggravant et pénalisant du développement économique et social des pays affectés. Près de 900 000 personnes décèdent encore du paludisme chaque année, principalement des femmes enceintes et des enfants... faute d'accès à des moyens de prévention, de diagnostic et à des traitements qui pourtant existent. Cela n'est pas acceptable.
L'essentiel
Le paludisme est l'une des principales maladies mortelles dans le monde, touchant particulièrement les femmes enceintes et les enfants.
La moitié de la population mondiale est menacée par le paludisme - 3, 3 milliards de personnes réparties dans 109 pays, dont 45 en Afrique subsaharienne.
On estime qu'il y a eu 247 millions de cas de paludisme en 2006 (Rapport de l'OMS sur le paludisme, 2008), à l'origine de 900 000 décès.
91 % des décès se sont produits en Afrique.
85 % des décès ont concerné des enfants de moins de 5 ans.
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Promotion des TIC en afrique rurale
Kombissiri, localité réputée pour sa patate douce, est en passe de détenir un autre record : celui de l'acharnement thérapeutique pour garder en vie un centre multimédia communautaire, acquis grâce à la Coopération française qui va s'achever en 2009. Une initiative de promotion des TIC en zone rurale, dénommée projet d'Appui pour le Désenclavement Numérique, en abrégé ADEN, dont bénéficie la paroisse de Kombissiri, au Burkina Faso. Il reste du chemin à parcourir. Courrez kamarades le vieux monde est à vos trousses !
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