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05.05.2009

L'arbre du mensonge donne beaucoup de fleurs ... mais pas de fruits !

Il est des réveils difficiles. Il est des moments de vérité ou l'on se réveille avec au coeur l'envie d'être absolument conscient. Mais il cours il cours le furet de l'inconscient. Laissons le vagabonder. essayons de voir ce qu'il incombe à l'amitié dans une relation interculturelle. Un ami, me dit ma soeur, c'est quelqu'un qui crois en vous lorsque vous même avez cesser d'y croire.

Cool et sympa quand on l'est aussi avec moi. La gentillesse est ma qualité de base. Le mensonge, l'hypocrisie, la perversité, et l'abus de confiance sont bien des caractères que je déteste !
Dialogue, sympathie et amitié sont bien mes priorités ... D'abord le courage de me mettre à nu. Sur la place publique. M'exposer sur un blog. narcissisme outrancier ou sagesse confiante. Lui, son discours, son désir et ses fôtes d'orthographe.

7f8aa95830e0d5047ba7a47f3db74c40b4512453_m.jpgAh cette volonté de déracinnement, total ... qu'est-ce que tu cherches, qu'est-ce que tu fuis ? Tombé sous le charme et la gentillesse d'un premier contact épistolaire. Bébé je t'embrasse. besoin d'affection à donner et à recevoir. mais un peu plus loin il ya ta culture, tes relations de famille, tes amis, est ce que tu leur parle de cette fille ou de cet homme à laquelle tu rêve ? Et tes fantasmes, tes délires personnels ?

Financièrement qui paye le billet d'avion. Es tu prêt à envoyer de l'argent. Qu'est-ce qui te rend si sûr de la gentillesse  absolue de l'autre. n'est-ce pas comme à la roulette russe. Finalement tu auras importer ton malheur : une femme qui ne s'adapte pas à tes amis, qui n'a pas tes reflexes, ni ta culture et qui devient folle sans les moyens de repartir chez elle. Et elle qui finira par renter chez elle,  quand même, mais trahie, bafouée, seule et triste. ? Non çà je n'en veux absolument pas !

Il faut être clair : une femme africaine malgré sa gentillesse naturelle ou culturelle n'est pas une boniche ! ou alors avec un contrat de travail ! Et comme disait le renard dans le Petit Prince de St Exupery : " Lorsqu'on apprivoise quelqu'un on en devient responsable."

Un homme blanc malgré sa suffisance, sa frime ou ses moyens n'est pas un qu'un portefeuille sur pattes ! Ou alors c'est une relation de prostitution. Et il n'en est pas question ! Bien que je saches aussi le plaisir de payer pour la compagnie en général. Je l'ai appris  ... L'argent est fait pour circuler après tout !

Dans une "vraie" histoire on se doit de tout partager l'information et les responsabilités. Autrement dit les joies et les peines. Avec en commun un projet : construire un couple, sur la séduction ok mais aussi sur le niveau de conscience necessaire à la réalisation d'un couple métisse. Ici, et maintenant. Avec quelles technologies ? Quelles consommation culturelle ? A la fois amour ordinaire mais aussi grand écart absolu ...

color_wheel_pencils.jpgEst tu prête à devenir pour moi une européenne ?

Suis je prêt par amour pour toi et ton peuple, voir ton ethnie, à devenir africain ?

Reflexion obligatoire ! ok mais comment précisément ? Faut il rechercher le plus petit ou le plus grand dénominateur commun dans l'amour ? Les deux doivent s'adapter l'un à l'autre. Verifier que l'on se comprends bien ! Nécessité d'une tolérance immense ! parle t-on la même langue même si c'est du francais ?

Comment nait l'amitié ? par un sourire, un cadeau, un poème. le partage d'un petit morceau de culture?  nourriture internationale ou particuliere, locale et partagée, complicité ... tu me rassure et je te rassure ... comment va tu prendre ma volonté de preciser les choses ? fusion puis tentation d'explication, dans l'optique de poser les bases d'un contrat social ou de mariage ! réaliste et efficace ..., sérieux dirais tu ?

D'abord se co- naître.  Si la connaissance entraîne des blocages : fin du voyage. C'est toujours dommage, mais parfois nécessaire !

 

 

03.05.2009

Une femme admirable : Katoucha Niane

"C'est un passant, intrigué «par ce corps flottant près des quais» au port du Point du jour à Boulogne-Billancourt qui donné l'alerte. Plus tard dans l'après-midi, la police a estimé que le corps était bien celui de Katoucha.
Le corps de l’ex-mannequin Katoucha Niane a été retrouvé 26 jours après dans la Seine à Paris, non loin de la péniche où elle résidait. La police française qui a reprit son enquête sur la mort suspecte de l’ex-top modèle d’origine guinéènne, privilégie désormais la thèse de l’assassinat !"

Elle est partie en faissant la une des journaux. Elle n'avait pas 50 ans.

katoucha3.jpgUne petite enfance heureuse en Guinée, des parents érudits, aimants.
Mais à 9 ans, l’horreur de l’excision. Personne ne l’a prévenue de cette pratique barbare. Sujet tabou. Katoucha se mure dans le silence...
Un an plus tard, sa famille est menacée de mort par le régime de Sékou Touré. Il faut s’enfuir, chacun de son côté pour ne pas éveiller l’attention. Expliquer ce projet aux enfants ? Trop dangereux. Katoucha se retrouve exilée au Mali, seule, sans comprendre, dans une « concession » où elle subira d’autres offenses. Là encore, tout le monde se tait. Elle aussi. Mais de ce mutisme va naître la révolte, avec pour seul espoir la fuite.

Katoucha Niane s’est révélée au monde entier comme l’un des mannequins vedettes noirs. D’origine guinéenne, celle que l'on surnommait « la Princesse peule » a notamment été dans les années 80 l’une des figures emblématiques des grands couturiers Yves Saint-Laurent, Azzedine Alaïa, Christian Lacroix et Paco Rabane.

Katoucha comme son père Djibril Tamsir Niane (l’auteur de la célèbre épopée « Soudjata ou l’épopée mandingue ») a pris aussi la plume pour parler de façon libérée de l'excision qu'elle a subie.

Son livre, intitulé : ''Dans ma chair'', raconte son secret le plus intime dont le souvenir l'a poursuivi toute sa vie, "avec cette douleur atroce qui ne me sortira jamais de la tête". Le jour où, à 9 ans, sa mère l'a amené se faire exciser.

katoucha432.jpg"J'étais née dans une famille peule installée à Conakry, en Guinée. Un pays où le taux d'excision est l'un des plus élevés d'Afrique. À 9 ans, je n'avais jamais entendu parler de cette pratique. À certaines filles de cet âge, on disait tout au plus qu'elles allaient bientôt être "mises aux normes", qu'elles devraient être courageuses, ne pas crier, mais que c'était un passage obligé, dicté par la tradition."

A l’instar de Katoucha, on estime à près de 140 millions de femmes qui ont été victimes de cette même mutilation sexuelle dans le monde selon l’institut national des études démographiques (INED) de Paris. Revenue en Afrique, cette femme de cœur et mère dévouée s'est battue pour que les petites filles du continent noir aient droit à leur féminité et au respect de leur dignité d'être humain.

A titre posthume, le prix Chris Seydou pour la promotion de la mode africaine a été décerné à Katoucha.